Niveaux et types de risque d’assurance

10 mai 2022

Le risque, simplement dit, est la probabilité qu’un événement puisse se produire et causer une perte. Pour une compagnie d’assurance, le risque déterminera si elle devra ou non payer une réclamation. Le montant du risque perçu souscrit par un assureur sera utilisé par vous, le souscripteur, pour décider si une police d’assurance doit être souscrite pour une personne en particulier. Si la réponse est oui, un montant exact de prime à facturer à l’assuré pour couvrir son risque d’assurance particulier doit être déterminé. Pour les assurés, un risque d’assurance plus élevé signifie des coûts de police plus élevés.

L’émission d’une assurance exige un risque d’assurance mesurable

Toute l’industrie de l’assurance tourne autour du risque. Sans risque, il n’y aurait pas besoin de compagnies d’assurance et pas besoin de travailler comme souscripteur d’assurance. En l’état, votre rôle en souscription d’une police est de déterminer s’il existe un risque d’assurance et, le cas échéant, le niveau de ce risque. Le montant du risque perçu peut avoir un impact significatif sur les montants des primes.

Un exemple est celui d’une personne jeune et en bonne santé qui fait une demande d’assurance vie. Parce qu’il est jeune et en bonne santé, il est susceptible de recevoir des primes plus basses qu’une personne âgée en mauvaise santé, car le plus jeune est moins susceptible de mourir, ce qui présente un risque moindre que l’assureur doive payer une réclamation pour décès.

Un conducteur ayant des antécédents d’accidents ou d’excès de vitesse sera sans aucun doute facturé plus cher pour sa couverture d’assurance automobile qu’une personne ayant un dossier de conduite vierge, car il représente un risque plus élevé pour son assureur. Un facteur important dans la souscription d’une assurance habitation peut être une inspection approfondie de l’assurance habitation, conçue pour révéler tout risque détecté dans une maison pouvant entraîner des réclamations futures contre une police émise. En tant que souscripteur, vous voudrez peut-être insister pour que certains risques soient atténués par le propriétaire avant qu’une police puisse être finalisée.

Classifications de risque d’assurance

Les risques peuvent être considérés en trois catégories :

  1. Financier et non financier
  2. Pur et spéculatif
  3. Fondamental et particulier

Certains de ces risques peuvent être assurables tandis que d’autres non. Pour être admissible comme assurable, un risque doit contenir sept éléments spécifiques.

Risques financiers et non financiers

Les risques financiers sont ceux dans lesquels le résultat d’une perte peut être mesuré financièrement. Ces pertes peuvent être évaluées et une valeur financière leur est attribuée. Voici quelques exemples :

  • Dommages matériels, comme dans un accident de véhicule où une voiture est impliquée dans une collision et doit ensuite être réparée ou remplacée
  • Vol de biens
  • Frais médicaux et/ou judiciaires liés à une blessure corporelle
  • Décès du soutien de famille

Ce sont toutes des pertes qui peuvent être mesurées en termes financiers et peuvent être soit réparées, remplacées ou rétablies avec un montant de financement approprié. Cela représente des risques assurables.

Les risques non financiers sont ceux dont les pertes ne peuvent pas être mesurées en termes monétaires, comme choisir la mauvaise voiture, le mauvais conjoint, le mauvais plat au menu au restaurant ou la mauvaise carrière. Même si les effets de ces risques peuvent causer de l’inconfort, de l’aversion ou de l’embarras, ils ne peuvent pas être évalués en termes monétaires et sont donc non assurables.

Risques purs et spéculatifs

Le risque pur, aussi appelé risque absolu, est le risque qu’une perte survienne sans aucun potentiel de gain correspondant. Le risque spéculatif, quant à lui, est le potentiel d’un gain ou d’une perte. Un exemple est de placer un pari sur la roulette dans un casino. Ce pari, au moment où la roue tourne, gagnera ou perdra et, par conséquent, n’est pas assurable. Les risques purs, qui sont assurables, ne comportent que le risque de perte ou, au mieux, de rentabilité. Le risque pur ne peut avoir aucun potentiel de profit.

Les risques fondamentaux et particuliers peuvent tous deux être assurables, mais diffèrent l’un de l’autre d’une manière spécifique. Le risque fondamental est lié à des événements qui proviennent habituellement de la nature et ne peuvent être contrôlés par aucun individu ou groupe. Ces risques incluent les inondations, tremblements de terre, tsunamis, ouragans, tornades, cyclones, éruptions volcaniques, sécheresses et autres catastrophes naturelles.

Le risque particulier, quant à lui, concerne des événements qui surviennent à cause d’un comportement individuel ou de groupe. Un risque particulier peut mener à un événement négatif résultant du fait que quelqu’un ne fait pas quelque chose qui aurait dû être fait ou fait quelque chose qui n’aurait pas dû être fait. Des exemples sont les incendies déclenchés par négligence ou un manquement à l’entretien adéquat du système électrique.

Tous les risques ne peuvent être évités

Bien que tous les risques ne puissent être évités, des mesures peuvent être prises pour atténuer la cause de nombreux risques et diminuer les effets des événements qui en découlent. Le port de la ceinture de sécurité en est un bon exemple. Maintenir une maison propre avec une bonne sécurité et un entretien régulier en est une autre. Exiger une inspection domiciliaire de vos demandeurs d’assurance habitation peut aider à réduire les risques.

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